Journal télévisé RTBf – vendredi 2/10/20 – 19h30

Monsieur Arad et son masque

Monsieur Arad et son masque

Monsieur Arad traverse toujours les rues sur les passages pour piétons, prioritaire, il jette néanmoins un oeil à gauche et puis à droite ; lorsqu’il y a des feux, ils ne les franchit que l’orsqu’ils s’illuminent de vert, même s’il n’y a pas de circulation.

Depuis la pandémie Covid 19, il suit scrupuleusement les itinéraires fléchés dans les piétonniers, dans les magasins, l’entrée à droite, la sortie à gauche – enfin à droite lors de la sortie. La distanciation, il trouve ça bien, il a horreur des poignées de mains, de la proximité autant que de la promiscuité. 

Monsieur Arad porte la cinquantaine comme il a porté sa quarantaine, le temps n’a pas de prise sur lui, éternel vieux jeune homme au teint cireux. Le masque, c’est son affaire, il en possède une collection, il en change d’ailleurs trois ou quatre fois par jour, les mains imbibées de désinfectant. Il pense que le port du masque devrait être obligatoire partout. Dans les rues de Liège où il habite, il fait des remarques d’un regard, d’un geste ou d’une parole à ces inconscients – et inconscientes – qui n’en portent pas, ce, même dans les zones libres. Il en veut aussi à ces tricheurs dont le masque affleure les narines leur permettant de respirer et de diffuser, qui sait, le virus. Monsieur Arad n’en reste pas là, il joue parfois les indicateurs, il avertit les flics en maraude à pied ou à vélo qui veillent au maintien de la loi. Non, il ne sent pas délateur, mais citoyen responsable. Si tout monde était comme lui,  la pandémie serait déjà enrayée. 

Sur son vélo, le long de l’Ourthe ou du canal Albert, Monsieur Arad roule casqué, masqué et ganté. Dans le petit appartement où il vit seul, là aussi il porte le masque pour regarder la télé, pour se reposer, pour dormir et même lors de ses ablutions. 

Monsieur Mask, comme l’appellent ses voisins, est safe. D’ailleurs, sans un sourire, il lance toujours : safety first.

Philippe Herbet

20e biennale du petit format de papier

Biennale internationale « Petit Format de Papier » et les « Petits Formats Numériques »05.09.2020 — 04.10.2020Salle du Centre culturel Action Sud – Rue Vieille Eglise 10 – 5670 Nismes
 
 – Ouvert du lundi au vendredi de 9 à 12h et de 13 à 16h, samedi et dimanche de 14 à 18h
 – Visites guidées et animations pédagogiques sur RDV
 – Entrée gratuite (visite libre)

La Biennale internationale « Petit Format de Papier » est un projet d’exposition itinérante proposant les œuvres d’artistes contemporains internationaux qui exploitent de manière singulière le format spécifique d’une feuille de papier A4.
 
Quelques 327 artistes ont été sélectionnés, pour la qualité de leur travail, l’intelligence ou la sensibilité de leur démarche, la diversité de leurs approches de l’art contemporain et ont reçu par la poste une invitation à participer. Parmi ceux-ci, 153 artistes ont répondu et ont envoyé en retour, toujours par la poste, leurs propositions de petit format de papier.
 
Pour cet anniversaire et afin d’ouvrir le regard à d’autres formes de création et de présentation, une exposition en parallèle « Petits Formats Numériques » — conçue par Marie du Chastel du KIKK (Namur) en dialogue avec 6 artistes — permettra de confronter la pratique artistique actuelle sur un support aussi traditionnel que le papier avec une sélection d’œuvres créées grâce aux nouvelles technologies.
Vernissage
04.09.2020 de 18 à 22hSalle du Centre culturel Action Sud – Rue Vieille Eglise 10 – 5670 Nismes
– Visite de l’exposition (itinéraire à suivre) suivant 3 tranches horaires :
de 18 à 19h, de 19 à 20h et de 20 à 21 h (inscriptions souhaitées auprès du MPFAC)
 
– Verre de l’amitié en extérieur jusque 22h
– Entrée gratuite
 
Organisation et infos « Covid » : www.museedupetitformat.be

« Partage autour des artistes de la Biennale »
Voyage au sein de différentes démarches artistiques contemporaines
24.09.2020 à 20hIssues à chaque fois d’univers uniques et particuliers, les petites œuvres sur papier envoyées par les artistes pour la Biennale ainsi que les œuvres numériques interrogent et donnent envie d’en savoir plus. Cette conférence vous prend par la main pour un voyage au sein de ces univers multiples, de leurs démarches et du regard qu’ils posent sur le monde. Nous verrons que le microcosme des petites œuvres présentées ici à Nismes est une véritable fenêtre ouverte sur le monde de l’art contemporain.
 
Au Domaine Saint Roch – Route Charlemagne 20 – 5660 CouvinConférence-rencontre en collaboration avec Centre Culturel Christian Colle de CouvinInfos et réservations : CCCCC : 060 34 59 56 – www.ccccc.be
 
Au sablier de l’air

Au Musée de la photographie à Charleroi

Une de mes photographies mise à l’honneur dans le cadre de “La collection partagée”.

#letempsretrouvé

L’art du beau, qu’il soit de l’image, de la lettre ou de la note se savoure toujours sans modération… (Re)lire : Louis Guilloux, « Le sang noir », Gallimard, 1935(Re)voir : « Les Enfants du paradis » de Marcel Carné (1945).(Ré)écouter : Aaron Copland, « Appalachian Spring », suite orchestrale (1944) par Leonard Bernstein et le New York Philharmonic Orchestra.Philippe Herbet, “Friedrischstrasse, Ost Berlin” de la série “Rhizome Oriental”, Berlin, octobre 2005. Coll. Communauté française de Belgique, en dépôt au Musée de la Photographie. © Philippe Herbet

La Société libre d’Émulation (en attendant la réouverture)


Une de mes anciennes photographies faisant partie des collections de la Société libre d’Émulation mise à l’honneur sur les réseaux sociaux en attendant que la galerie rouvre ses portes. Merci à eux, car les arts plastiques souffrent de cette situation sanitaire. Il s’agit de l’un de mes premiers portraits, pris à Odessa en octobre 2001 ! J’utilisais un Rolleicord de 1953 avec de la pellicule Kodak Porta 400 NC. C’était le début d’une longue série…

One of my old photographs which is part of the collections of the Free Society of Emulation put in the spotlight on social networks while waiting for the gallery to reopen. Thank you to them, because the plastic arts suffer from this health situation. This is one of my first portraits, taken in Odessa in October 2001! I was using a 1953 Rolleicord with Kodak Porta 400 NC film. It was the start of a long series…

Kristina, Odessa, Ukraine, série Rhizome oriental, C-Print analogique, 40 X 40 cm